Yevlakh
Yevlax
Nœud ferroviaire azerbaïdjanais dans la plaine du <strong>Koura</strong>, point de transit entre <strong>Bakou</strong>, <strong>Gandja</strong> et <strong>Cheki</strong> et porte d'entrée du corridor du Karabakh.
Emplacement dans le Caucase
Description
Yevlakh n'est pas en soi une destination pour la plupart des voyageurs : c'est un point de transit, le genre de ville que l'on découvre par la fenêtre du train ou lors d'une escale en attendant une correspondance. Elle se trouve dans la plaine du fleuve Koura, à environ 300 mètres d'altitude, et en été la chaleur humide du fleuve imprègne tout. Les berges du Koura sont ici larges et brunes, avec peu de végétation sur les bords et un calme qui contraste avec l'agitation de la gare ferroviaire.
Le centre-ville a une disposition relativement ordonnée, avec la gare ferroviaire comme repère principal. La rue principale concentre des boutiques, des çayxana —des salons de thé où les hommes jouent au nard en début d'après-midi— et quelques restaurants où l'on sert le piti, le ragoût azerbaïdjanais d'agneau et de pois chiches dans des petits plats en terre cuite individuels. Les prix sont bas même selon les standards azerbaïdjanais, ce qui fait de Yevlakh une étape économique.
Son importance géographique est réelle : Yevlakh est le carrefour entre Bakou, Cheki au nord, Gandja à l'ouest et, depuis 2020, le corridor reliant aux territoires du Karabakh récupérés par l'Azerbaïdjan. Cela lui confère un poids logistique qui ne se traduit pas nécessairement par un attrait touristique, mais quiconque voyage dans la région la traversera presque certainement.
Histoire
La région de Yevlakh est habitée depuis l'Antiquité, avec des vestiges archéologiques de la période de l'Albanie caucasienne. La ville moderne prit de l'importance au XIXe siècle lorsque l'Empire russe construisit le chemin de fer transcaucasien et que Yevlakh devint un nœud de la ligne Bakou-Tbilissi. Pendant la période soviétique, elle se développa comme centre industriel et agricole de la plaine du Koura. La ville voisine de Mingachevir, avec son grand réservoir sur le Koura, absorba une partie du poids économique de la zone à partir du milieu du XXe siècle.
Que voir et faire
- Berge du Koura Le fleuve est la présence la plus marquante de la ville. Le soir, quand les températures baissent, les parcs en bord d'eau s'animent avec des familles et des vendeurs de graines de tournesol.
- Marché central Étals de fruits de saison —melons du Koura en août, grenades en automne—, légumes et épices en vrac. L'ambiance est davantage pour les locaux que pour les touristes.
- Gare ferroviaire Bâtiment soviétique d'une certaine envergure avec des mosaïques partiellement conservées sur la façade. Utile comme point d'orientation et de correspondance vers Bakou, Gandja et Tbilissi.
- Excursion à Mingachevir À 30 km, la ville du grand réservoir artificiel sur le Koura. Le lac est visible depuis la route et dispose d'une plage fluviale fréquentée en été par les familles locales.
Comment s'y rendre
Yevlakh dispose d'une gare sur la ligne Bakou-Gandja-Tbilissi ; les trains depuis Bakou mettent environ trois heures. Depuis le terminal de bus de Bakou, des bus fréquents assurent la liaison (environ 3,5 heures). En voiture depuis Bakou, c'est environ 290 km par l'autoroute M2. Depuis Gandja, c'est seulement 90 km vers l'est sur la même route. La ville fonctionne bien comme base pour visiter Mingachevir ou comme étape sur la route de Cheki, à 100 km au nord.
Meilleure période pour visiter
Le printemps —avril à juin— est la saison la plus agréable, avec des températures entre 18 et 28 degrés et le fleuve Koura encore visiblement en crue. L'été est chaud et humide, avec des maxima dépassant 38 degrés en juillet et août ; ce n'est pas la saison recommandée pour s'attarder plus que nécessaire. L'automne apporte les melons tardifs et des températures plus supportables. L'hiver est froid mais rarement enneigé dans la plaine.