L'un des plus grands parcs d'Europe : forêts du Petit Caucase, itinéraires de plusieurs jours et refuges de montagne en Géorgie.

Emplacement dans le Caucase

Description

En entrant dans le parc par le Centre des visiteurs de Borjomi, le changement est immédiat : l'air fraîchit, ça sent la résine de pin et le bruit de la ville disparaît en quelques minutes. Le Parc national Borjomi-Kharagauli couvre plus de 85 000 hectares de montagne, de forêt et de sub-alpin dans le Petit Caucase, et c'est l'un des rares endroits en Géorgie où l'on peut randonner plusieurs jours en dormant dans des refuges sans avoir besoin d'une tente.

Le réseau de sentiers est raisonnablement bien balisé selon les standards du Caucase : des poteaux en bois aux carrefours, des cartes disponibles dans les centres des visiteurs de Borjomi et Kharagauli, et des itinéraires allant de promenades d'une demi-journée à des circuits de trois à cinq jours. Le terrain varie des vallées fluviales avec des hêtres centenaires jusqu'aux crêtes ouvertes au-dessus de 2 600 mètres, avec des vues sur les sommets de la chaîne du Petit Caucase. Les refuges sont simples — couchettes, cuisine de base, sans électricité —, mais fonctionnels.

La faune du parc comprend des ours bruns, des lynx, des cerfs et le zarali — bison du Caucase —, réintroduit dans les années soixante-dix après avoir disparu de la région. Les observations directes sont rares, mais sur les sentiers les plus éloignés il n'est pas difficile de trouver des traces fraîches dans la boue ou des signes d'activité nocturne. En juillet et août, le parc accueille beaucoup de visiteurs géorgiens, surtout aux accès proches de Borjomi ; si l'on cherche la solitude, Kharagauli est la meilleure porte d'entrée.

Histoire

Le Parc national Borjomi-Kharagauli a été créé en 1995, en unissant plusieurs réserves naturelles de l'époque soviétique. La région de Borjomi était déjà une destination connue depuis le XIXe siècle : la noblesse russe venait, attirée par les eaux minérales de la rivière Borjomula et le climat frais de montagne. Les forêts environnantes ont servi pendant des décennies de réserve de chasse impériale, ce qui a paradoxalement contribué à leur conservation. Après l'indépendance de la Géorgie, des organisations internationales — dont le WWF et l'Union européenne — ont cofinancé l'infrastructure de refuges, de balisage et de formation des gardes qui permet aujourd'hui le tourisme de randonnée autonome.

Que voir et faire

  • Traversée Borjomi-Kharagauli (5 jours) Le parcours complet d'un bout à l'autre du parc, en franchissant des crêtes au-dessus de 2 400 mètres. Requiert une bonne condition physique, une réservation préalable des refuges et un équipement technique minimum pour les nuits froides.
  • Sentier de Likani Itinéraire d'une demi-journée depuis le Centre des visiteurs de Borjomi : forêt mixte de hêtres et de bouleaux, peu de dénivelé et vues sur la vallée de la rivière Mtkvari. Idéal pour s'acclimater avant les longues randonnées.
  • Refuge de Toba L'un des refuges les plus élevés du parc, à environ 2 000 mètres. Point de départ habituel pour monter aux crêtes du Petit Caucase ; les nuits ici, avec un ciel dégagé et sans pollution lumineuse, valent largement la marche.
  • Centre des visiteurs de Borjomi Premier arrêt indispensable avant d'entrer dans le parc : cartes à jour, informations sur l'état des sentiers et possibilité de louer des guides locaux. L'entrée dans le parc coûte environ 5-10 lari par personne (moins de 4 USD).
  • Accès de Kharagauli La porte occidentale du parc, moins fréquentée que Borjomi. Elle dispose de son propre centre des visiteurs près de la gare ferroviaire et de sentiers d'une journée en forêt de chênes avec peu d'affluence touristique.

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Comment s'y rendre

L'accès principal se fait par Borjomi, à environ 160 km de Tbilissi. Il y a des trains quotidiens depuis la Gare centrale de Tbilissi (environ 3 heures) et des marshrutkas fréquentes depuis le terminal de Didube. Le Centre des visiteurs se trouve à environ 3 km du centre de Borjomi. Pour l'accès occidental, il y a un train de Tbilissi à Kharagauli (environ 4 heures) ou une marshrutka depuis Kutaisi.

Meilleure période pour visiter

La saison de randonnée va de mai à octobre. Juin et septembre offrent le meilleur équilibre : températures de 15-22 °C aux altitudes moyennes, sentiers secs et parc peu bondé. Juillet et août sont plus chauds et fréquentés aux accès de Borjomi. En octobre la forêt change de couleur, mais les nuits au refuge de Toba frôlent déjà les zéro degré. L'hiver ferme les sentiers de haute montagne ; les tronçons bas le long de la rivière Borjomula restent praticables.

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